« Charlotte a appris à lire son prénom sur une tombe »

Charlotte, c’est Charlotte Salomon, une artiste juive, née à Berlin en 1917, morte à Auschwitz en 1945. « Charlotte », c’est le dernier livre de David Foenkinos, une variation poétique sur une vie polyphonique.

Charlotte  Salomon, Leben oder Theater.

Charlotte Salomon, Leben oder Theater.

Charlotte a appris à lire son prénom sur une tombe.

Elle n’est donc pas la première Charlotte.

Il y eut d’abord sa tante, la soeur de sa mère.

Les deux soeurs sont très unies, jusqu’à un soir de novembre 1913.

Franziska et Charlotte chantent ensemble, dansent, rient aussi.

Ce n’est jamais extravagant.

Il y a une pudeur dans leur exercice du bonheur.

C’est peut-être lié à la personnalité de leur père.

Un intellectuel rigide, amateur d’art et d’antiquités.

A ses yeux, rien n’a davantage d’intérêt qu’une poussière romaine.

Leur mère est plus douce.

Mais d’une douceur qui confine à la tristesse.

Sa vie a été une succession de drames.

Il sera bien utile de les énoncer plus tard.

Pour l’instant, restons avec Charlotte.

La première Charlotte.

Elle est belle, avec de longs cheveux noirs comme des promesses.

(David Foenkinos, Charlotte, incipit)

 

 Charlotte dans la presse romande. 

L'Hebdo, 28 août 2014, supplément "Le meilleur de la rentrée littéraire".

L’Hebdo, 28 août 2014, supplément « Le meilleur de la rentrée littéraire ». LIRE

 

Charlotte au Livre sur les quais, du 5 au 7 septembre 2014.

1 Comment

  1. Beauquier
    30 Nov, 2014

    Par de toutes petites phrases qui chantent à nos oreilles, David Foenkinos nous entraine en douceur dans un monde de mélancolie et de violence indicible.

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